Rendezvous with the map of the Unknown. La carte de l'Inconnu

 


Rendezvous with Carlos Castaneda


Véronique Skawinska, French journalist, was compelled to meet Carlos Castaneda and give him a message from a "person of Knowledge". Confident in her task, and guided by her own master, the journalist crosses the ocean, lands in the Californian jungle, clears a path. But Castaneda cannot be found, using Yaqui sorcery to make himself invisible. He is in Mexico and seems to fear the message she has for him. Surviving the terrible earthquake that destroys Mexico, Castaneda returns to California. Did he need an earthquake to shake him up ? Thanks to her perseverance as an experienced professional, but above all to her training to reason as an initiate, Véronique Skawinska, who is still in contact with the person who delegated her — Aimel Helle —, succeeds in detaining the "fugitive"… and gives him the Code : the Map of the Unknown.


Rendezvous with Carlos Castaneda
The Map of the Unknown
By Veronique Skawinska
Original French : "Rendez-vous Sorcier avec Carlos Castaneda",
Publisher : Denoel-Gallimard




"Nothing is more urgent than to open to the world the message meant to describe the laws of the Spirit. Mankind has no other common good." (Aimel Helle).


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Tribute to Carlos Castaneda and don Juan


Note also this book : a great tribute to don Juan and Carlos Castaneda in :
The Hidden Face of the Brain by Dominique Aubier, a two-volume set
translated from the French by Sarah Thomas King and Frederic Thomas
published by M.L.L./Publishing
P.O Box 16
27 240 DAMVILLE, Normandy, FRANCE

Un livre pour les amis de Carlos Castaneda. Comprendre le secret de la Connaissance…

Ce livre est destiné à tous ceux qui désirent en savoir plus sur le Chemin de la Connaissance tracé par l'initié exceptionnel qu'était le sorcier Yaqui Don Juan Matus. Ce livre raconte comment Véronique Skawinska a rencontré Carlos Castaneda, et lui a remis le texte du Codex initiatique…


L'œuvre de Carlos Castaneda. Par Dominique Aubier

Hommage à Don Juan : l'œuvre de Carlos Castaneda 

Un texte inédit de Dominique Aubier©


Les enseignements de don Juan, propagés par son disciple anthropologue, ont marqué d'une trace indélébile tout un morceau de la sensibilité humaine. Quelle force par eux concentrée a pu favoriser une perception de cette importance, dans les conditions où elle a été induite? Ce n'est pas la critique rationnelle qui a ouvert les portes de l'attention au discours du sorcier yaqui. En France, cinquante mille personnes se précipitent dans les librairies pour acheter tout nouveau titre signé Carlos Castaneda. Et notre pays n'est aucunement celui dont le dispositif intellectuel est le plus spontanément propice à accueillir les leçons d'un être de Connaissance.

1. Les noyaux abstraits
Don Juan insiste sur la notion de « noyaux abstraits ». Carlos Castaneda présente cette leçon dans La Force du Silence. En effet, il suffit d'ouvrir ce livre, huitième de la série propageant les enseignements de l'amérindien, pour se heurter de plein fouet à cette exigence. Elle ressort dans une des affirmations les plus véhémentes du sorcier selon quoi les sorciers de sa lignée considéraient « l'ordre abstrait fondamental de leur connaissance »[1].  Cet ordre abstrait a valeur de fondement puisqu'il est déclaré « fondamental ». Si les sorciers s'y réfèrent, on ne saurait rejoindre la pensée de ces êtres sans faire comme eux. D'où l'obligation de tenir soigneusement compte de l'ordre abstrait fondamental. Pour cela, bien sûr, il faut le connaître. C'est d'ailleurs le grand souci de don Juan que le rendre intelligible à son disciple. Sans ce savoir précis, l'accès à la pensée initiatique est faussé. 
 
2. L'Invisible et l'Intention
Don Juan a la puissance d'imposer ses faits de connaissance à Carlos Castaneda, parce que celui-ci le lui permet, même lorsqu'il ne pénètre pas la pensée de son instructeur. Pour lui, l'ordre sous-jacent demeure inaccessible, logique faite de procédures dont il n'a pas l'idée. Ce qui ne l'empêche pas de se fier à don Juan et d'accepter qu'il y ait ordre sous-jacent. Conscient de l'état d'esprit de son interlocuteur, le sorcier compare ce qui est compris par son émule à ce qu'il voudrait lui faire intégrer. La différence est sensible. Pour le premier, l'ordre est une notion vague, qui resterait fiction si la confiance qui le lie à don Juan ne lui intimait d'y croire. Pour le second, c'est le moyen concret par lequel l'Invisible, l'Intention, « ouvre devant nous pour que nous y pénétrions[2] » un édifice où l'on ne peut se perdre, grâce aux signes qu'il est dans l'ordre sous-jacent d'envoyer à l'adresse de celui qui s'y aventure.

3. La règle, l'ordre et le système
Il faut consentir aux mots des capacités d'expression qui dépassent le strict territoire sémantique dont ils sont les propriétaires. Qui dit édifice dit structure. Peut-être, pour percevoir la notion de structure dans le mot bâtisseur, faut-il déjà savoir que le modèle du Tout est impliqué, visé par le terme d'édifice, allusif de construction, et comprendre que l'Indien, parce qu'il appartient à une tradition dont le langage reste symbolique, se serve d'un vocable à fonction métaphorique approchée pour désigner l'entité dont le concept lui est familier.
Le sorcier se réfère bien à un existant concret, porteur de l'ordre dont il aimerait que son disciple en découvre les éléments. Le contexte laisse entrevoir la nature du dialogue qui relie et en même temps sépare les deux hommes. Don Juan sait, Carlos Castaneda écoute. Le sorcier bénéficie d'un net avantage : le fait d'être informé lui confère une lucidité qui l'autorise à juger son auditeur, à se représenter les mouvements de son esprit. Rien n'est plus courant et simple. Expliquez à quelqu'un qui ne connaît pas la ville comment venir chez vous. L'habitude vous fait donner sans peine le nom des rues à emprunter. Mais l'itinéraire à suivre ne s'ouvre pas dans l'imagination de celui qui écoute, avec les précisions référentielles de celui qui les puise dans la familiarité de son expérience du trajet. Quand bien même on donnerait au téléphone, avec la plus grande précision, les renseignements requis, il n'en demeure pas moins que la personne ayant à les utiliser pour la première fois enregistre une certaine stupeur imaginative qu'il est difficile de ne pas percevoir. En sorte que l'on ajoute presque automatiquement quelques mots d'encouragement : « Vous verrez. C'est tout simple ». Généralement, le visiteur arrive sans encombre, tout fier de ne s'être pas égaré.
Cette comparaison voudrait aider à reconstituer les tonalités psychologiques du face à face ayant été in vivo celui de don Juan et de Castaneda, le jour où la leçon sur l'ordre sous-jacent s'est inscrite au calendrier de l'instructeur : « La règle veut que les noyaux abstraits... soient dits à cette étape-ci[3] ». Don Juan n'a pas délivré ses secrets au hasard. Il a pris modèle sur l'arrangement secret de l'abstrait. Et s'il ne le déclare pas au début de l'entretien, il dira chemin faisant qu'il a essayé d'adapter  ses actions et ses pensées aux modèles des noyaux abstraits. C'est que l'entretien s'improvise en même temps qu'il obéit à un plan. 
 
4. Don Juan, être de Connaissance
Don Juan ne s'exprime pas du haut d'une chaire. Il ne donne pas une leçon magistrale au sens académique du terme. Il mène une fine action de communication humanisée dont le but est de façonner une conscience. Celle qui lui sert de premier réceptacle oppose des réactions personnelles. Etre de connaissance, il n'a aucune peine à en suivre les mouvements. Les états d'esprit de son apprenti lui sont transparents. Sur les effets que produisent ses dires, il décide d'ajouter telle ou telle information nécessaire. Ainsi s'improvisent les contours qu'il inflige à son explication, dans le but extrêmement pédagogique de se faire comprendre. Contours dont l'enquêteur fidèle respecte après coup les méandres, les restituant pieusement dans son compte-rendu. Celui-ci, dès lors reproduit l'éclatement d'une conversation vécue, où les points forts du raisonnement exposé ne se succèdent plus dans l'ordre où les aurait appelés la leçon magistrale mais dans l'apparent désordre d'un entretien où la réponse insuffisante de l'un oblige l'autre à modifier sa stratégie. C'est ainsi que certaines confirmations surgissent en des lieux inattendus, éloignés de l'élément doctrinal qu'elles cherchent à étayer. Les remettre dans l'ordre qui eût été celui de l'exposé monologue ne faisait pas partie des obligations du récit. Castaneda ne s'est pas contraint à le rétablir. Il ne pouvait d'ailleurs pas y songer, dépassé qu'il était et qu'il reste par les sagacités pour lui non maîtrisables de son trop savant professeur en perfection initiatique. Quant à ce dernier, il usait de son pouvoir personnel, de son rayonnement pour atteindre la sensibilité de son disciple et la soumettre. L'influence irradiante de sa présence manque au lecteur. Pour compenser ce manque, il faut donc reprendre les arguments tels qu'ils se donnent et tenter de les recadrer dans la logique qui les enchaînait l'un à l'autre, dans la vigilance d'esprit de don Juan.
La logique de sa pensée n'est pas impossible à reconstituer. 
 
5. Les signes, ce sont les manifestations de l'esprit.
Les manifestations de l'esprit relèvent du premier « noyau abstrait » présenté par le système initiatique. Et les noyaux abstraits forment ensemble l'ordre sous-jacent dont il importe de faire le relevé. L'ordre à comprendre, c'est donc la chaîne des noyaux abstraits tels que le système initiatique la déroule. « Don Juan m'expliqua que les sorciers considéraient ce noyau abstrait comme un schéma d'événements, ou un modèle récurrent qui apparaissait chaque fois que l'intention (je dirai l'Invisible) indiquait quelque chose de significatif. Les noyaux abstraits étaient ainsi les schémas d'enchaînement complets d'événements[4]. » Les idées repérables sont précises : schéma, chaîne, modèle. Le chapitre suivant attaquera les caractéristiques du premier noyau abstrait et montrera en quoi, effectivement, cette trace-archétype de la puissance structurale sous-jacente conduit des événements significatifs sur le modèle de son schéma.
La sagesse consiste ici à rétablir l'ordre logique des instructions livrées par don Juan. Cette logique, c'est ce qui échappe à la rationalité finalement assez courte de Castaneda. Il ne comprend pas en quoi consistent les noyaux abstraits. Je reviendrai sur cette impuissance lorsque à propos des manifestations de l'esprit, il sera question du trait schématique par quoi cette figure structurale suscite des événements à sa ressemblance quoique différents à chaque fois.

6. L'ordre et les noyaux abstraits
De quelle réalité parle le sorcier lorsqu'il se sert de ces deux sortes de concept : l'ordre et les noyaux abstraits ? Il se réfère nécessairement à une donnée absolue agissant dans la vie courante et que les initiés parviennent à capter. Sinon, il n'y aurait pas d'événements initiatiques calqués sur des schémas fixes et par là reconnaissables. Pour faire comprendre à son apprenti ce que sont les archétypes appelés noyaux abstraits, don Juan a recours à des histoires. Il raconte en particulier deux aventures concernant la manière dont un sorcier découvre son disciple. Superposables par là où elles mettent en jeu le même rapport de forces, ces aventures sont absolument différentes, vécues à des années de distance. Dans l'une d'elles, le nagual Elias découvre son disciple dans la personne du libertin Julian. Dans l'autre, c'est ce même individu devenu à son tour nagual qui découvre son disciple dans la personne de don Juan. Ce qu'il y a de commun, entre ces deux circonstances, c'est la découverte du disciple. Pour comprendre en quoi cet événement est conduit par un noyau abstrait, il faut bien évidemment analyser les faits présentés et déceler, sous les apparences incommensurables l'une à l'autre, les traits de fonctionnement qui les rapproche et les rende en quelque sorte égales par référence à la mécanique profonde. Don Juan appelle noyau abstrait le pli qui, invisible mais efficace, conduit et manœuvre en profondeur les faits initiatiques. Jusqu'ici, il s'agit, en effet, de comportements propres aux sorciers. On pourrait croire qu'ils ne concernent en rien la vie ordinaire. Trouver son disciple est une affaire pour celui qui s'est avancé sur le chemin de la Connaissance jusqu'à conquérir l'importance fonctionnelle du maître. Ce n'en est pas une pour l'adepte qui se contente de pratiquer afin de vivre au mieux sa vie. Moins encore pour l'homme du commun que de tels soucis ferait s'esclaffer. Il faut croire que don Juan prend très au sérieux ses rapports avec Carlos Castaneda puisqu'il n'hésite pas à aborder avec lui des problèmes aussi rares et particuliers que celui de la mécanique par laquelle la transmission s'opère, en faisant qu'un initié guidé par les manifestations de l'esprit fasse main basse sur la personne idéale susceptible de prendre sa suite.

Le succès mondial remporté par l'œuvre de Carlos Castaneda est édifiant à ce sujet. En France, peu d'articles ont alerté le public à l'égard d'une série d'ouvrages dont le contenu ne tombe pas dans le lac accueillant des idées qui soutiennent le confort intellectuel à la mode. En dépit du silence des médias, chaque titre se voit honoré d'une vente automatique ou presque de cinquante mille exemplaires, fait surprenant, qui ne s'expliquerait guère, si l'on n'invoquait les ressources spontanées de la conscience humaine pour capter ce qui l'intéresse, par delà la claire intelligence qu'elle peut avoir de ses besoins. Triomphe sans cause ? Anomalie culturelle, à coup sûr, dans le cadre de pensée où se complaît l'Occident, que cette percée d'un enseignement qui touche, retient et ne s'explique pas. Dans le contexte de la compréhension initiatique, fondée sur le système cérébral, rien n'est plus simple à comprendre. L'essentiel est là, dans la puissance avec laquelle les reportages de Carlos Castaneda se sont emparés d'un secteur important de l'attention mondiale, offrant aux enseignements d'un sorcier amérindien la sympathie ouverte d'une tranche « disponible » de la conscience humaine, laquelle en a été « saisie ». Saisie au sens où l'émotion foudroie une sensibilité, au sens où un esprit se laisse captiver et séduire par une communication inattendue, quand la conscience a la capacité d'adhérer intuitivement à des propositions qu'elle ne comprend pas. Cette attitude respecte la sincérité avec laquelle les esprits intègrent des informations qui échappent encore à l'intelligibilité. Elle ratifie la confiance que le cerveau se fait à lui-même lorsqu'il accepte des données avant de les comprendre, certain de parvenir à cette conclusion, inscrite dans l'organicité de ses procédures. Il ne s'agit pas de critiquer, encore moins de minimiser le mécanisme par lequel la conscience souscrit à des notions auxquelles réfléchir plus tard. C'est là le processus fondamental de la structure corticale. On aurait mauvaise grâce à ne pas le tenir en compte, alors qu'on s'apprête à s'y référer. C'est la première grande leçon que nous donne l'expérience de nous-même. Nous apprenons à parler bien avant de savoir quoi dire et nous entrons dans l'action et la Vie bien avant de découvrir en quoi c'était notre destin. L'intelligence de soi se forge après coup sur l'expérience. Quoi d'étonnant si le même principe régit la maturation des enseignements traditionnels? Les Hébreux l'ont su dès leur séjour dans le désert. Ils ont cru avant de comprendre. Mérite consacré. On ne saurait le contester lorsque la même tension du donné vers l'explicite régit l'assimilation des leçons de don Juan. On ne se plaint aucunement de ce que cet enseignement ait su embrasser le lecteur sur la bouche avant de l'avoir demandé en mariage. Cette audacieuse conquête d'amour sert trop bien les intérêts de la Vie. Sans cette façon d'attaquer le passant, jamais la nouveauté ne s'insérerait dans l'usure toujours complaisante à soi des forces en vigueur.

P.S. L'architecture invisible du Tout
Je disais : — Les noyaux abstraits. C'est bien sur ce thème que pèse le gros de la leçon initiatique, dans La Force du Silence. Je n'appliquerai pas à cette notion la consigne qu'édicte le titre du livre de Castaneda. Sinon, les noyaux abstraits seraient frappés par la force du silence posé sur eux. La Connaissance serait donc silencieuse ? Et les noyaux abstraits seraient atteints sans mots, par la seule puissance de l'esprit silencieusement tourné vers l'intention universelle ?
Certes, le silence, en ces discussions, bénéficie d'un prestige royal. Mais faudra s'entendre sur le délai accordé à son règne. Il est grand temps d'en venir à l'argument pur : la présence des noyaux abstraits — des archétypes — derrière les faits et les histoires. Présence indiscutable, Don Juan lui-même utilise sans cesse les tracés de l'architecture invisible du Tout. Il le dit : « J'ai essayé d'adapter mes actions et mes pensées aux modèles des noyaux abstraits[5]. » Il sait que les noyaux abstraits sont les supports des événements. Il le déclare aussi nettement que possible: « Le scénario était le noyau abstrait. »

A lire, à découvrir :
— Rendez-vous sorcier avec Carlos Castaneda, par Véronique Skawinska, éditions Denoël
— Le Code des archétypes (La Face cachée du Cerveau). Identification des noyaux abstraits. En anglais : The Hidden Face of the Brain.
 
Notes :
[1]Carlos Castaneda, La Force du silence, p. 20
[2] Idem p. 44
[3] Idem p. 44
[4] Idem p. 
24 
[5] Idem p. 43

Le Secret des secrets. Mise au clair sur l'enseignement de Carlos Castaneda. Par Dominique Aubier

Mise au clair sur l'enseignement de Carlos Castaneda

De nombreux Lecteurs et Lectrices sont restés en suspens après la série de livres que publia Carlos Castaneda, s'interrogeant sur le sens de cette aventure initiatique. S'agissait-il, pour Castaneda, de devenir le "nagual" d'un groupe d'indiens isolés dans les montagnes mexicaines ? D'enseigner des « passes magiques » pour émanciper quelques individus en vue de leur faire gagner "la liberté totale" ?
Ou sa mission touchait-elle à l'universalisation de la pensée initiatique ?
Dans son livre, Le Secret des Secrets, Dominique Aubier présente une très remarquable explication initiatique de la mission accomplie par Carlos Castaneda auprès de son Maître amérindien Don Juan Matus.

Un beau chapitre est consacré à l'explication systémique de l'enseignement du sorcier amérindien dont elle a décodé le symbolisme de sa pensée en le mettant en rapport avec une grille de lecture qui en permet le décryptage.
Ce décryptage précis montre la sincérité de l'œuvre de Castaneda et en expose l'extraordinaire cohérence initiatique vérifiable, fondée sur une maîtrise totale — par ses maîtres — du Code des Archétypes. Ce Code, Dominique Aubier en donne la clé, dans le livre La Face cachée du Cerveau. Serait-ce la fameuse « carte de l'inconnu » ?
L'auteure de ce livre, Dominique AUBIER, experte de la pensée symbolique, est une hispaniste éprouvée (traductrice du théâtre de Cervantès et de Lope de Vega — Fonteoveruna, éd. de l'Arche), doublée d'une linguiste avertie de la culture mexicaine (traductrice de Bernal Diaz del Castillo — la Conquête du Mexique, éditions Club des Libraires, France-Culture) qui a étudié la civilisation Aztèque et Maya. Son expertise dans le domaine du sacré, des rites et religions du monde est éprouvée. Elle estime que les enseignements de don Juan sont d'une importance colossale pour l'avenir de l'humanité en quête de sens.
A ses yeux, l'enseignement des Maîtres amérindiens (Don Juan et don Genaro) ne laisse aucun doute : les ouvrages de Castaneda étaient destinés à toucher une dimension universalisante… Raison pour laquelle Don Juan, un jour, bouscula son disciple et le précipita dans les bureaux d'une compagnie aérienne : pour lui signaler qu'il fallait effectivement un jour prendre l'avion, adresser le message initiatique à l'Occident tout entier et y chercher l'indispensable relais vers l'universalité ?
Dès lors, comment marquer l'étape suivante, visant la rencontre avec le Code, ce qu'il appelait « the map of the unknown » ?
Le Secret des Secrets donne les premières indications sur le Code des Codes, sur la clé de l'Universalité véritable don de l'Aigle.

Le Secret des secrets
par Dominique Aubier

Ce livre donne une très intéressante explication sur l'énigmatique personnage « La Catalina ». Qui était-elle ? Figure réelle ou personnage fictif ? Ou représentation onirique d'une « autre » Catalina, vivant ailleurs, avec qui Don Juan entretenait une relation de complicité ? 
 
Plus de détails sur l'Allié : dans le livre Inédits 1.

Hommage à Don Juan et Carlos Castaneda.

Hommage à Don Juan, le Sorcier 
yaqui.
Comment Don Juan a choisi son disciple.


Extrait d'un texte de Dominique Aubier,
tiré de son livre 
« Ma Vie avec l'Hidalgo ».


L'extrait concerne les enseignements de Don Juan, le Sorcier Yaqui, rendu célèbre par l'ethnologue Carlos Castaneda. Dominique Aubier a attaché une très grande importance à la leçon initiatique de l'Amérindien qu'elle considérait comme l'un des plus grands initiés contemporains. Elle lui a rendu hommage dans son livre « Le Secret des Secrets ».
Ici, elle approfondit certains aspects de son enseignement qu'elle met en relation avec le Zohar.


Dominique Aubier : hommage à Don Juan Matus…
« Dans le système de Don Juan, le sorcier amérindien, l'appel existe. Il est un acte spécifique du maître accrochant le disciple dans l'être qui lui est proposé. La scène en est relatée dans toutes premières pages du livre de Carlos Castaneda, Voir, les Enseignements d'un sorcier Yaqui, paru aux éditions Gallimard.

« Il faut ici apporter une mise au point. Don Juan ne choisit pas lui-même son disciple. Il le reconnaît grâce à certains indices. C'est l'Invisible qui le désigne à son attention, par l'intermédiaire de quelques minuscules opportunités. Quand le vieil indien entra dans la gare d'autobus d'une ville de l'Arizona (la ville n'est pas nommée et c'est bien dommage, car son nom devait recéler une information précieuse dont le sorcier aura, à coup sûr, fait usage), il savait déjà qu'il devait découvrir l'homme à qui livrer sa connaissance. Il se peut que, ce jour-là, un signe lui ait fait savoir que la rencontre était imminente.
Ce qui est certain, c'est qu'une indication concrète pour un initié vigilent lui a été fournie à l'instant même où l'étudiant en ethnologie, Carlos Castaneda, s'est approché. L'ami du chercheur qui l'attendait à la gare n'a pas fait les présentations. Il n'a pas fait. En omettant de faire ce que toute courtoisie et usage oblige de faire, il a fait ce que l'Invisible désirait. L'absence de cérémonial : voilà ce qui s'est vu dans le miroir du manifeste. Donc, de l'autre côté, quelque chose se mirait : le protocole positif des présentations.

« Un initié comme Don Juan est incessamment branché sur le visible dont il traduit imperturbablement les messages s'ils sont symboliques, dont il reçoit les ordres en direct s'ils sont parlés ou montrés. Je m'expliquerai plus tard sur cette technique de perception dont la vie devait m'enseigner l'usage, le moment venu. Mais il faut bien la prêter à l'Indien si l'on veut comprendre qu'aussitôt il agisse pour « accrocher » le disciple dans le passant. Certes, le nouveau venu lui offre l'occasion idéale pour que l'appel se fasse : il prétend connaître le peyotl et il ment. Le mensonge aussi révèle. Pour un homme de connaissance, le mensonge indique le contraire de ce qu'il veut faire croire. 


« Carlos Castaneda veut faire croire au vieil Indien qu'il est capable de soutenir un dialogue intéressant au sujet du peyotl. L'Indien qui connaît véritablement le peyotl analyse aussitôt le mensonge et y voit la preuve par l'envers que le dialogue intéressant doit avoir lieu. Cette manière de redresser relève aussi du dispositif de la Tête. L'hémisphère gauche (gauche d'une personne parlant d'elle-même) qui possède le langage présente les informations de haut en bas, si l'on me permet de le dire ainsi. L'hémisphère droit qui assure la manifestation de l'information la traduit à l'envers, suivant un effet de miroir. Ceci résulte des positions en face à face des deux hémisphères. L'un reçoit l'influx de haut en bas et l'autre le reçoit sur le retour, de bas en haut, après échange latéral d'un hémisphère sur l'autre. Si bien que, dans le manifeste, il y a toujours un effet à remettre dans sa droiture pour atteindre l'information dont il est le résultat.

« Don Juan perçoit successivement deux indices d'avoir à identifier son disciple dans l'ethnologue. Il répond à ces indications à la vitesse de la pensée vigile. Que fait-il ? Il prend une certaine posture mentale, celle qui met le Verbe au front comme une fronde, et il décoche une pierre, la pierre de regard, dans l'œil de son vis-à-vis. Cette pierre de regard, qu'est-ce ? C'est lui-même en qui l'énergie du Verbe est coulée. Mais cette énergie, d'où vient-elle ? Si la Tête est le modèle de la Création, comme l'affirme le Zohar (au chapitre des omissions) ce sont des axones qu'il faut concevoir dirigeant sur nous l'influx central de cette corticalité en action. Le Zohar se représente ainsi les choses quand il parle de la « force cachée qui se ramifie dans toutes les directions », dégageant « des rayons utiles au monde et d'autres qui ne le sont pas » (tome II, page 592). Utiles quand ils excitent des cellules placées dans l'hémisphère moteur, non utiles mais nécessaires quand ils irritent des cellules agissant pour le compte du manifeste, dans l'hémisphère en face.
C'est là un distingo subtil et il suffit à faire comprendre que tous les hommes ne soient pas également sensibles à l'appel de la vérité. Ceux qui servent dans l'hémisphère moteur perçoivent plus aisément le mystère d'être que ceux qui servent l'hémisphère spécifiquement manifestant. Certes, l'imbrication complexe des structures l'une dans l'autre fait qu'il y a droite dans la gauche et gauche dans la droite, et que l'être soit le résultat d'une coopérative de sommations contradictoires ou associées, prédéterminant sa capacité de percevoir plus ou moins fort l'influx informationnel.


« Il importe de le souligner car certains hommes sont portés à nier l'existence du mystère d'être, bien qu'ils le ressentent parfois. Ce n'est là qu'une disposition sensible. Il vaut mieux être sensible. Mais celui qui ne le serait pas peut néanmoins dégager son être et réussir à la performance de vivre en pleine connaissance de cause, pour peu qu'il aille vers la Connaissance par les voies qui lui sont naturellement ménagées : celles de l'intellect… si possible celles du cœur. Le cœur étant synonyme d'intelligence ».



Extrait d'un texte inédit de Dominique Aubier,
tiré de son livre :
« Ma Vie avec l'Hidalgo ».

Tous les livres de Dominique Aubier.

La mission de Carlos Castaneda. Ou le secret de la Catalina. Aimel Helle…

Le Cas de Carlos Castaneda

Quand j'étais jeune, j'ai lu les livres de Carlos Castaneda. Dominique Aubier me les avait recommandés et prêtés, me disant que je trouverais là, sous la forme de récits et de reportages, des comptes-rendus relatant les rencontres d'un ethnologue avec un sorcier Indien du Nouveau-Mexique.
Cela m'intéressait au plus haut point, car je revenais tout juste du Canada où j'avais été en mission, envoyé par le Poète-Président Léopold Sédar Senghor, Président du Conseil de la Francophonie. Il m'aimait bien, non que j'eus des compétences particulières, mais il avait apprécié le fait que je lui avais soumis le manuscrit de mon premier recueil de poésie, publié quelques temps plus tard, sous le titre Profil Humain. « Qui mieux qu'un poète comprendrait les enjeux de la langue française », me dit-il, m'expédiant dans le Grand Nord, à la rencontre des Amérindiens de la tribu des Montagnais.
J'y avais rencontré le dernier grand chasseur et sorcier Matthieu André Mestapéu. Alors pensez, lorsque plus tard je tombais sur les ouvrages de Castaneda qui raconte ses aventures avec le chamane Yaqui Don Juan Matus, j'en dévorais les pages et ingurgitais toute la collection de ses livres.

1 Don Juan Matus et Don Genaro
Les récits de Castaneda  sont enchanteurs. Le chamane don Juan prononce de subtiles leçons initiatiques, et son ami le sorcier Don Genaro les appuie par des démonstrations physiques. Castaneda en prend note, en réalise une compilation livresque impressionnante, publiée dans toutes les langues du monde. Et on se laisse prendre à l'envoûtement, sans réserve, à la lente exploration de Castaneda de l'univers magico-lyrique de son Maître.
Et pourtant… ayant lu tous ses livres, on en reste désarçonné. Castaneda aura consacré de nombreuses années de sa vie à tenter de percer le secret des enseignements de son Maître, sans qu'il parvienne à en dégager la moindre unité de signification. Sa prestation littéraire est colossale. 

2 La mission de Carlos Castaneda.
Son maître Yaqui, plus d'une fois, lui adresse des reproches véhéments. Il lui reproche son esprit obtus et sa vision monoculaire : « Tu ne vois les choses que d'un seul côté » répète-t-il, expliquant par cette métaphore que Castaneda, en tant que scientifique, ne voit le réel qu'au travers du tube de sa discipline intellectuelle et qu'il lui manque l'autre regard, celui de l'Initié observant et voyant au travers de la lunette des lois archétypales.
Ces archétypes — que Don Juan appelle les noyaux abstraits —, Castaneda n'en identifie aucun. Et l'on est surpris qu'en tant que chercheur de l'Université de Californie UCLA, il n'ait pas fait de moindre rapprochement avec la pensée jungienne, qu'il soit resté à l'écart des travaux de Frazer, et que les remarquables travaux de Kroeger sur les Amérindiens, Californien comme lui, n'aient pas été sollicités.
Mais telle n'était pas la mission castanédienne. Si Carlos été choisi par Mescalito (c'est le nom que le sorcier Yaqui donne à l'Invisible), c'est pour accomplir un acte essentiel : Don Juan a conscience qu'en tant que Sorcier il est arrivé au niveau le plus puissant de son art. Juan Matus synthétise toute la Connaissance amérindienne sur sa personne et se voit dès lors chargé de transmettre cette connaissance, non plus à un héritier issu de sa tradition, mais à un partenaire issu du secteur d'En Face : autrement dit un scientifique. Don Juan observe la règle de l'Union des Contraires et il la met en œuvre. Il confie sa Connaissance à un représentant de l'Opposite, en l'occurrence l'opposite total, un scientifique tout au revers de la voie initiatique amérindienne. Il transmet à Castaneda tout son savoir, non pour faire de Carlos un initié qu'il ne sera jamais, mais afin qu'il en prenne note, qu'il pose cette connaissance par écrit de sorte qu'elle soit divulguée dans le monde et reprise par au moins un esprit qui s'y reconnaîtra et qui saura en présenter une explication systémique, structurelle. Cette explication, Castaneda ne la fera pas, et ce n'était pas son rôle. On aurait donc tort de lui reprocher de n'avoir pas fait ce pourquoi il n'était pas mandaté. La mise au clair explicative de la leçon amérindienne est dévolue à… une femme.

3 Le secret de Catalina.
Cette femme, Don Juan l'a symboliquement désignée par le sobriquet La Catalina. Il la signale plusieurs fois à l'attention de Castaneda en lui répétant qu'il devrait se souvenir de cette femme et ne pas s'en détourner. L'Indien agissait essentiellement par symboles, dès lors l'Indienne qu'il dénommait la Catalina n'était pas elle-même la femme désignée. Elle était l'image représentative dont Castaneda devait s'imprégner pour, un jour, reconnaître sa véritable partenaire d'action, en une autre femme qui serait la reprise de l'Indienne figurée. Castaneda n'a pas compris que la Catalina puisse représenter une autre personne, et l'ethnologue de se focaliser sur l'Indienne dont il ne comprend pas qu'elle n'est, pour Don Juan, que l'image représentative de la femme à qui son élève devra plus tard apporter son soutien.

La maison de la Catalina

Dans son remarquable ouvrage Rendez-vous sorcier avec Carlos Castaneda (éditions Denoël) la journaliste Véronique Skawinska raconte comment, envoyée par la Catalina, elle a pu rencontrer Castaneda et lui expliquer que la véritable Catalina est une initié puissante dont Castaneda n'a vu que le « corps de rêve » projeté. La vraie Catalina vit ailleurs…

4 Qui est la Catalina ?
Don Juan a remarqué que son disciple était extrêmement sensible au bruit des avions à réaction sillonnant le ciel et que son regard était souvent attiré par leur sillage de vapeur laissé dans la haute atmosphère. Avions allant d'Ouest en Est… Se souvenir aussi de la scène où Don Juan projette Castaneda dans les locaux d'une agence de voyages…

Et c'est bien de l'autre côté de l'Océan, côté Est, donc en Europe, que vivait la véritable initiée dont Catalina était l'image. Vivant seule, dans une maison entourée d'une palissade, près d'un pont, au bout d'un chemin montant… conformément à la description photographiée en phase symbolique. Qui est Catalina ?
Elle vit dans la sphère hispanique. Car tout, dans l'aventure de Castaneda, se déroule en langue espagnole, une langue que l'Amérindien maîtrise à la perfection, et sans doute mieux que l'universitaire, tant la richesse de son vocabulaire poétique laisse pantois.
La Catalina vit en Espagne, Andalousie. Don Juan l'aura vue, sans y être jamais allé. Il aura vu l'habitante de cette maison dont il ignorait le nom, la surnommant « la » Catalina — c'est un sobriquet en espagnol — car il fallait bien lui donner un nom pour la faire exister aux yeux de son disciple afin qu'il la reconnaisse le jour venu.

5 Carlos Castaneda et Aimel Helle. 

Véronique Skawinska, sous la guidance de l'Initiée dénommée Aimel Helle — la vraie Catalina —, s'est rendue en Californie. Castaneda, Nagual dirigeant son groupe de disciples n'avait pas compris que le plus important restait à faire, c'est-à-dire dévoiler le corps conceptuel de la pensée chamanique, mettre au jour les archétypes qui en soutiennent l'édifice, et favoriser, par sa notoriété, la publication du Pensum qui accomplirait cette extraordinaire révélation. Soutenir la Connaissance au plus haut degré de son explication, telle était la vraie mission de Castaneda.
Véronique Skawinska est une amie fidèle. Nous nous connaissons depuis plus de 30 ans, depuis notre rencontre en Andalousie, à Carboneras. Je sais qu'elle a fait tout son possible pour alerter Castaneda et lui rappeler « ne te détourne pas de cette femme ».
Elle lui a également rappelé la leçon de son Maître : dans la Connaissance, il faut faire les choses rapidement, tout de suite. Chevaucher le tigre, c'est-à-dire chevaucher l'énergie quand elle est là, et agir sans retard. Véronique et Carlos Castaneda s'étaient quittés dans les meilleurs termes et sur des promesses fermes. Oui, il prendrait contact avec l'Espagne. Oui, il viendrait en Andalousie. À ceci près que Carlos Castaneda, bien que conseillé par Florinda Donner de se rendre comme elle en Europe, a laissé passer le coche et ce n'est que deux ans plus tard qu'un jour le téléphone a sonné. Bien trop tard, pour répéter que oui il viendrait, oui il appuierait la Connaissance oui… mais dans les faits, il s'est laissé submergé par des questions subalternes, la gestion de son entreprise, ses conférences, etc…

6 La Connaissance poursuit son chemin.
Les choses se firent sans Carlos Castaneda.

 La Face cachée du Cerveau  — le Code des archétypes du Réel, autrement dit : la Carte de l'Inconnu — fut publiée, sans l'attendre et sans retard. Il n'était pas question de soumettre à son bon vouloir le sort de cet ouvrage qui réalise exactement ce que demandait l'Amérindien : la grande explication.
Castaneda a eu en mains un résumé très élaboré de ce livre. Si Don Juan a confié son savoir à Castaneda, c'était dans le but que la Connaissance amérindienne participe au plus haut niveauà la grande élucidation universelle du motif d'Absolu.
Don Juan Matus avait pressenti que son disciple risquait de commettre une erreur et l'en avait averti :  « Bon sang, ne te détourne pas de cette femme ! »

La Connaissance poursuit son chemin. Et nous aussi.
La Connaissance est un corps doctrinal précis, rigoureux. Une discipline de l'esprit et de la pensée. C'est un code d'action et de vie.

Carlos Castaneda a sans doute fait de son mieux… Ce qui compte, c'est ce que nous faisons et allons faire.
La Connaissance est destinée à un partage universel. Dès lors, il convient de ne pas tourner le dos à celle qui a ouvert le message de Don Juan et qui en a décodé tout le symbolisme.
C'est Catalina, dont on aura bien compris qu'il s'agissait de Dominique Aubier, sous le masque de Aimel Helle. (voir dans le livre de Véronique Skawinska).
Les Lecteurs de Carlos Castaneda méritent d'en être informés et ils sont invités à franchir le pas vers une compréhension claire et lumineuse des symboles, pour comprendre clairement « l'Intension ». Pour y parvenir il existe un instrument : ce livre.
Au fond, rien n'est perdu.

À chacun d'être pour soi-même un Voyant…

Connaître et maîtriser son Allié…

Comment connaître et maîtriser son Allié.

"Le diable pénètre en nous par la porte de l'Allié. Le jour où l'on veut battre Satan, le premier opposant que l'on rencontre, c'est l'Allié lui-même"
(citation de Dominique Aubier)

Qui n'a pas remarqué que dans sa vie, certains thèmes revenaient sans cesse ? Nous nous interrogeons sur le caractère répétitif de certaines de nos tendances, parfois irrépressibles. Nous commettons les mêmes erreurs, fondées sur les mêmes fascinations… Et nous commettons toujours la même maladresse qui peut, à la longue, devenir un terrible défaut aux yeux des autres, et pour notre propre vie.
S'agirait-il de manies, d'habitudes, de rituels plus ou moins conscients ? Comme si notre vie retombait chaque fois dans les mêmes plis… quitte parfois à nous enfoncer. Cela survient d'un coup, c'est trop fort, nous ne pouvons pas nous empêcher d'obéir à cette impulsion dont nous savons pourtant qu'elle va nous mener droit dans le mur.
Quel est ce phénomène étrange ? Et comment s'en défaire ?
Dominique Aubier a apporté une explication de ce phénomène dans son livre La Face cachée du Cerveau.

1. L'Allié est présent tout le temps, actif en permanence.
S'agissant d'un élément actif du destin, il est à la manœuvre inlassablement. Comment le repérer ?
Il existe, dans nos vies, une force, une puissance qui exploite les archétypes à ses propres fins. C'est sur le territoire de ces intrigantes répétitions que s'active ce que l'amérindien Don Juan, de la tribu des Yaquis, appelait l'Allié. C'est Don Juan Matus, au travers des ouvrages de l'ethnologue Carlos Castaneda, qui a fixé cette terminologie, extrêmement judicieuse en ce qu'elle exprime les potentiels dont il recèle. Les traditions du monde en connaissent le principe, sous différentes appellations, mais le mot espagnol Alliado préconisé par l'insaisissable et sympathique sorcier Yaqui semble le plus adéquat.
L'écrivain André Malraux a observé, dans sa vie, la puissance de l'Allié. De son Allié personnel. Il en a même indiqué le nom. L'Allié est en effet une force qui a un nom, qui est dévolu individuellement à l'être. Le célèbre écrivain en a vérifié la validité, constatant la permanence, tout au long de son existence, de certains thèmes récurrents, toujours centrés sur cet Allié qui se manifestait chaque fois lorsqu'il se trouvait dans des circonstances  périlleuses… ou heureuses.
La notion d'Allié est très bien explicitée dans le livre Quand le Sacré fait du Cinéma où Dominique Aubier montre comment les cinéastes ont remarqué sa présence dans la vie. Ces artistes les ont intégrés dans leurs œuvres et certains films donnent à voir la puissance des "alliés", au côté des personnes qui en sont les "titulaires". Ange maudit conduisant à la perte ou au contraire, à la chance, dès lors qu'il est vaincu. L'Allié est protecteur, c'est une entité qui s'active dans le cinéma de nos propres existences. Et il vaut mieux les repérer pour s'en faire des aides plutôt que subir leur coercition et se retrouver sous leur domination. Parce qu'il est féroce, l'Allié, tant qu'il est indompté. Et que l'on ne s'imagine pas que ce soit chose aisée que l'attrapper et le réduire en purée ! Parce qu'il est toujours là, à nous guetter comme un puma prêt à déchiqueter sa proie.


Suite dans un prochain article…

Découvrir son Allié… Une sacrée affaire !

Plus de détails sur l'Allié, dans le livre : Inédits 1.


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